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Balbutiement et… Justice Divine, écrit par Thérèse Zrihen-Dvir

(4 avis client)

21,50

Depuis la nuit des temps, l’homme a toujours été un loup pour l’homme.

En nos temps modernes, bien peu de personnes croient en l’existence de DIEU et encore moins à la Justice Divine. Au point que l’on peut s’interroger : existe-t-elle réellement ? Pour répondre à cette question, il faudrait, au moins, se lancer dans une enquête couvrant plusieurs générations d’homme, ce que l’étroitesse d’esprit de l’être humain ne permettra jamais. Il faut bien reconnaître en outre qu’il semble bien difficile, pour ne pas dire impossible, de connaître tous les actes de l’être humain, présents et passés, ses crimes, ses bienfaits comme ses méfaits. Notre perspective est donc nécessairement limitée à des informations parcellaires, des éléments secondaires, voire tertiaires, sur ce qui a conduit au crime, au péché et au mal, comme au bien.

Comment narrer l’histoire de Moïse et Miriam sans être touché par le long bras de la Justice Divine ? Rien n’est le fruit du hasard… Tout est minutieusement orchestré par un tribunal céleste qui entre en action lorsqu’on s’y attend le moins et de la manière la plus insolite, la plus surprenante …

L’auteure :

Thérèse Zrihen-Dvir, née à Marrakech, Maroc, petite-fille du président de la communauté juive de Marrakech, Rabbi Moshé Zrihen, Rabbin-juge. Après la guerre des Six Jours, elle quitte le Maroc et s’installe en Israël avec sa famille. Elle suit son époux au Canada en 1981 où elle y réside jusqu’en 1985.

Ses œuvres couvrent le mode de vie de la communauté juive au Maroc, leurs luttes de survie, leur isolation et surtout leur riche legs de traditions qui à ce jour nous émerveillent.

 

Description

Genre : Roman

EAN 13 : 978237796332

Format : 133 x 203 mm

Nbre de pages : 242

Parution : Janvier 2021

Avis 4

4 avis pour Balbutiement et… Justice Divine, écrit par Thérèse Zrihen-Dvir

  1. Philippe Arnon

  2. Philippe Arnon

    Quand la dialectique tourmentée de l’âme et de la chair devient chef-d’oeuvre littéraire …

    Peut-être, aurais-je pu retenir l’expression “dialectique du convenable et de la folie d’un moment”, un moment composé d’un seul quart d’heure où femme et homme ennivrés par l’énergie de leur jeunesse dans une harmonie fiévreuse, sont persuadés de saisir une part inouïe de paradis, sur cette terre qui n’est faite que de malheurs. Mais un moment qui voit immédiatement le paradis se transformer en enfer jusqu’à traverser plusieurs générations !

    Le héros, ou plutôt l’héroïne de ce roman est Miriam, une pauvrette juive car Miriam vit dans le Mellah de Marrakech au Maroc c’est à dire l’endroit réservé aux seuls Juifs. Elle a un petit frère et dès leur plus jeune âge, tous les deux deviennent orphelins et finissent par échouer chez des cousins très pauvres qui sont impitoyables avec ces nouveaux petits êtres. Miriam devient comme Cosette chez les Thénardier. Il y a en effet une atmosphère qui ressemble à celle des Misérables de Hugo. Mais notre petite Cosette juive qui est d’une grande beauté est engrossée (quel vilain mot !) par une petite gouape, Paul, fils de riche qui bien sûr refuse de l’épouser. Thérèse Zrihen-Dvir évoque “le fossé de la perversité du genre humain”. Et dans le monde Juif comme dans le monde chrétien de l’époque, c’est à dire avant la guerre, les petites victimes comme Miriam sont immédiatement poussée dans “le fossé”, c’est à dire dans la prostitution : car elles ne sont plus pour la collectivité (qui elle bien sûr est parfaite !) que saleté repoussante. On a là, au passage, la preuve de l’imbécillité de l’antisémitisme tant les moeurs se ressemblent d’un côté comme de l’autre ! Les Juifs -mais est-il besoin de le rappeler- sont des êtres humains comme les autres !

    Mais Dieu, qui a le défaut de souvent sommeiller quand il s’agit de protéger Ses enfants, se réveille d’un coup à la synagogue, en la personne d’un jeune homme au nom de Mardoché qui accepte de prendre la toute jeune Miriam pour femme avec l’enfant qu’elle porte, considérant celui-ci comme son propre fils. Un peu plus tard, Mardoché et Miriam enfanteront et très très vite ils vont s’aimer. Paul qui était parti en France faire ses études, essaiera de relancer la très belle Miriam mais n’aura pas le temps de parvenir à ses fins puisqu’il sera décapité lors d’un horrible accident de camion. Doit-on considérer cet horrible fait comme une punition de Dieu qui retombera sur les parents du jeune homme, parents qui avaient été de connivence pour refuser la trop jolie souillon inconsciente et de petite extraction comme le disaient les aristocrates des temps anciens, ces parents qui eux, croulaient sous l’argent. Comme l’écrit l’auteure : ” … la vie est pavée d’erreurs et de malentendus sous le dôme de la stupidité, d’une fierté vaine et du manque d’indulgence”.

    L’histoire ira ainsi de rebondissement en rebondissement à travers le couple, leurs enfants et les parents de Paul. Et c’est avec une analyse exhaustive et pleine de tendresse et d’application que l’auteure nous dévoilera les sentiments et les émotions de chaque être qui, au-delà des générations sera touché ou plutôt affecté, et souvent dans une douleur parfois indicible. C’est comme si, tout au long de cette saga juive, le moment premier de la rencontre entre Miriam et cet inconstant de Paul était une cicatrice, une marque au fer rouge indélibile, que chaque descendant récupérait comme un fardeau à porter toute sa vie. Dieu n’avait-il pas dit d’ailleurs dans la Torah et plus exactement dans Exode 20/5-6 : “Moi, l’Eternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui punis l’iniquité des pères sur les enfants jusqu’à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent, et qui fais miséricorde jusqu’à mille générations à ceux qui m’aiment et qui gardent mes commandements”. C’est le grand fleuve d’une famille avec ses cascades et ses méandres tortueuses que dévoile Thérèse Zrihen-Dvir et le courant impétueux laisse peu de place à une eau limpide et calme. D’ailleurs, lorsqu’on achève la lecture du roman, on pousse un soupir de soulagement car on est convaincu que la miséricorde divine, dans le cimetière du Monts des Oliviers à Jérusalem, va enfin ! comme un zéphir bienheureux, carresser cette fois tous les descendants de Miriam quasiment tous désormais installés sur la terre d’Israël. En fait, Mirian, son époux, Salomon et Mercédès sa demi-soeur et même, le père repenti de Paul auront été toute leur vie d’une exemplarité sans faille. Elle est là à coup sûr la “JUSTICE DIVINE” ! Leur exemplarité existentielle aura donc été bénéfique à leur descendance.

    Dans le monde fou, pourri même dans lequel nous vivons et qui nous enlève chaque jour qui passe encore et encore de l’espoir, le livre de Thérèse Zrihen-Dvir par la nostalgie des temps pas si éloignés que cela et dans lequel elle nous invite, est un réconfort et un apaisement. Je me demande d’ailleurs si bientôt un réalisateur ne va pas en faire un film. Sûr qu’il y aurait un sacré paquet de monde dans les salles de cinéma et à la sortie, sûr aussi qu’il y en aurait … des “balbutiements” !

    Philippe Arnon

  3. Therese Dvir

    Balbutiements … ET JUSTICE DIVINE » le nouveau roman de Thérèse Zrihen-Dvir – Revue de Philippe Arnon
    Quand la dialectique tourmentée de l’âme et de la chair devient chef-d’oeuvre littéraire …

    https://ripostelaique.com/balbutiements-et-justice-divine-de-therese-zrihen-dvir.html

    Peut-être, aurais-je pu retenir l’expression « dialectique du convenable et de la folie d’un moment », un moment composé d’un seul quart d’heure où femme et homme ennivrés par l’énergie de leur jeunesse dans une harmonie fiévreuse, sont persuadés de saisir une part inouïe de paradis, sur cette terre qui n’est faite que de malheurs. Mais un moment qui voit immédiatement le paradis se transformer en enfer jusqu’à traverser plusieurs générations !

    Le héros, ou plutôt l’héroïne de ce roman est Miriam, une pauvrette juive car Miriam vit dans le Mellah de Marrakech au Maroc c’est à dire l’endroit réservé aux seuls Juifs. Elle a un petit frère et dès leur plus jeune âge, tous les deux deviennent orphelins et finissent par échouer chez des cousins très pauvres qui sont impitoyables avec ces nouveaux petits êtres. Miriam devient comme Cosette chez les Thénardier. Il y a en effet une atmosphère qui ressemble à celle des Misérables de Hugo. Mais notre petite Cosette juive qui est d’une grande beauté est engrossée (quel vilain mot !) par une petite gouape, Paul, fils de riche qui bien sûr refuse de l’épouser. Thérèse Zrihen-Dvir évoque « le fossé de la perversité du genre humain ». Et dans le monde Juif comme dans le monde chrétien de l’époque, c’est à dire avant la guerre, les petites victimes comme Miriam sont immédiatement poussée dans « le fossé », c’est à dire dans la prostitution : car elles ne sont plus pour la collectivité (qui elle bien sûr est parfaite !) que saleté repoussante. On a là, au passage, la preuve de l’imbécillité de l’antisémitisme tant les moeurs se ressemblent d’un côté comme de l’autre ! Les Juifs -mais est-il besoin de le rappeler- sont des êtres humains comme les autres !

    Mais Dieu, qui a le défaut de souvent sommeiller quand il s’agit de protéger Ses enfants, se réveille d’un coup à la synagogue, en la personne d’un jeune homme au nom de Mardoché qui accepte de prendre la toute jeune Miriam pour femme avec l’enfant qu’elle porte, considérant celui-ci comme son propre fils. Un peu plus tard, Mardoché et Miriam enfanteront et très très vite ils vont s’aimer. Paul qui était parti en France faire ses études, essaiera de relancer la très belle Miriam mais n’aura pas le temps de parvenir à ses fins puisqu’il sera décapité lors d’un horrible accident de camion. Doit-on considérer cet horrible fait comme une punition de Dieu qui retombera sur les parents du jeune homme, parents qui avaient été de connivence pour refuser la trop jolie souillon inconsciente et de petite extraction comme le disaient les aristocrates des temps anciens, ces parents qui eux, croulaient sous l’argent. Comme l’écrit l’auteure : » … la vie est pavée d’erreurs et de malentendus sous le dôme de la stupidité, d’une fierté vaine et du manque d’indulgence ».

    L’histoire ira ainsi de rebondissement en rebondissement à travers le couple, leurs enfants et les parents de Paul. Et c’est avec une analyse exhaustive et pleine de tendresse et d’application que l’auteure nous dévoilera les sentiments et les émotions de chaque être qui, au-delà des générations sera touché ou plutôt affecté, et souvent dans une douleur parfois indicible. C’est comme si, tout au long de cette saga juive, le moment premier de la rencontre entre Miriam et cet inconstant de Paul était une cicatrice, une marque au fer rouge indélibile, que chaque descendant récupérait comme un fardeau à porter toute sa vie. Dieu n’avait-il pas dit d’ailleurs dans la Torah et plus exactement dans Exode 20/5-6 : « Moi, l’Eternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui punis l’iniquité des pères sur les enfants jusqu’à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent, et qui fais miséricorde jusqu’à mille générations à ceux qui m’aiment et qui gardent mes commandements ». C’est le grand fleuve d’une famille avec ses cascades et ses méandres tortueuses que dévoile Thérèse Zrihen-Dvir et le courant impétueux laisse peu de place à une eau limpide et calme. D’ailleurs, lorsqu’on achève la lecture du roman, on pousse un soupir de soulagement car on est convaincu que la miséricorde divine, dans le cimetière du Monts des Oliviers à Jérusalem, va enfin ! comme un zéphir bienheureux, carresser cette fois tous les descendants de Miriam quasiment tous désormais installés sur la terre d’Israël. En fait, Mirian, son époux, Salomon et Mercédès sa demi-soeur et même, le père repenti de Paul auront été toute leur vie d’une exemplarité sans faille. Elle est là à coup sûr la « JUSTICE DIVINE » ! Leur exemplarité existentielle aura donc été bénéfique à leur descendance.

    Dans le monde fou, pourri même dans lequel nous vivons et qui nous enlève chaque jour qui passe encore et encore de l’espoir, le livre de Thérèse Zrihen-Dvir par la nostalgie des temps pas si éloignés que cela et dans lequel elle nous invite, est un réconfort et un apaisement. Je me demande d’ailleurs si bientôt un réalisateur ne va pas en faire un film. Sûr qu’il y aurait un sacré paquet de monde dans les salles de cinéma et à la sortie, sûr aussi qu’il y en aurait … des « balbutiements » !

    Philippe Arnon, chroniqueur, docteur en droit.

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