Jean Pierre Collet

Il vit depuis l’âge de 8 ans à l’ombre de la centrale du Bugey qui fait travailler 2000 personnes dans l’Ain. Lui rappelle que ce mastodonte de béton est sénile et fuit, qu’il faut donc cesser de le rafistoler et l’envoyer à la retraite

Il passe ses week-end en combinaison blanche, un masque à gaz posé sur le visage. Avec trois ou quatre comparses, il se poste à l’entrée d’une bourgade située dans le périmètre concerné par le plan particulier d’intervention (PPI), cette zone de protection de dix kilomètres autour de la centrale nucléaire du Bugey, dans la plaine de l’Ain. Les militants sortent alors leur panneau « Zone d’évacuation en cas d’accident nucléaire majeur ». « Porter ce message est essentiel car la plupart des habitants ignorent qu’ils devraient malheureusement quitter leur logement ou leur travail du jour au lendemain si le pire advenait. Nous ne voulons pas faire peur, seulement rappeler une réalité » indique Jean-Pierre Collet. L’instituteur, militant du réseau Sortir du Nucléaire (SDN), né à Ambérieu en 1964, a grandi à l’ombre des « quatre gros pots de yaourt » posés sur la commune de Saint-Vulbas, à 40 km de Lyon et 120 de Genève. La centrale du Bugey qui s’étale sur cent hectares. est l’une des plus anciennes de France (les réacteurs 2 et 3 ont démarré en 1972, les 4 et 5 en 1978) « et la plus vétuste ». Quelques 16 milliards de kwh y sont produits chaque année, soit 40% de la consommation en électricité de la région Rhône-Alpes. « Un mastodonte mais aussi un monstre sénile » affirment les écologistes du coin très remontés depuis la catastrophe de Fukushima-Daiichi en 2011…

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  • Bugey N°5, Mon Désamour.

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